C’est en 1765 que le premier restaurant tel qu’on l’entend aujourd’hui voit le jour. Il est ouvert à Paris par un cafetier nommé Boulanger, qui fut le premier à proposer de la nourriture sur table individuelle, à toute heure du jour. Vingt ans plus tard, en 1782, Antoine Beauvilliers, cuisinier du prince de Condé et officier de bouche du comte de Provence, ouvre à Paris, dans un cadre raffiné, la « Grande Taverne de Londres », le premier véritable grand restaurant, qui restera pendant plus de vingt ans sans rival.
Ainsi, s’adressant d’abord à une élite, le restaurant va rapidement toucher un plus large public et contribuer à faire sortir la haute cuisine des maisons princières. C’est de plus, la confirmation d’une cuisine bourgeoise qui montait en puissance depuis quelques décennies.
i la Révolution française apporte son lot de bouleversements, elle n’a pas pour autant mis fin au restaurant, au contraire, elle accélère même la croissance du phénomène. De 100 restaurants à la Révolution, on passe à 600 sous l’Empire et à 3 000 sous la Restauration (sans jeu de mots).
Le restaurant va ainsi devenir un véritable phénomène culturel, adopté par tous, chacun trouvant son établissement selon ses désirs et sa condition sociale.
Aujourd’hui, selon les données de l’Insee, l’hexagone regroupe 175 000 restaurants, dont plus de 18 000 se situent à Paris ou en région parisienne
