De l’escargot au coq au vin en passant par le tarte tatin, aucun pays n’a une plus grande affinité avec la gastronomie que la France.
Cependant en 2018, 54% du chiffre d’affaires total des restaurants en France était consacré à la restauration rapide et aux sandwicheries.
Et si rapidité ne rimait plus avec mauvaise qualité ?
Il est important de noter que les adeptes des fast-foods ne renoncent pas pour autant à la qualité. Ils sont 91% à juger important l’utilisation de produits frais et tout autant à désirer des produits issus de production française.
En effet, le fast-food a été créé pour gagner en efficacité au travail en mangeant rapidement sans avoir à rentrer chez soi ou manger au restaurant. Cependant, un fast-food non équilibré est contreproductif car il provoque de la fatigue à court terme et endommage la santé des salariés sur le long terme.
La tendance est donc aujourd’hui au « healthy ». Voyant le vent tourner, certains gros acteurs du marché se tournent vers une restauration rapide plus haut de gamme pour valoriser leur image. Par exemple, McDonald’s a lancé des bars à salades ou encore des burgers végétariens.
Cependant, le rapport qualité/prix, mais également la qualité des produits utilisés sont désormais des facteurs très recherchés par les consommateurs et une salade McDonald’s ne suffit plus à convaincre les jeunes actifs pour leur pause déjeuner.

C’est ainsi qu’est né le « Fast-Good » !
Le fast-good, autrement dit l’opposition complète du fast-food, a pour objectif de proposer des menus traditionnels en les rendant plus sains, tout en respectant les apports nutritionnels nécessaires à l’Homme. Un concept innovant et alléchant qui conserve le service rapide de la restauration rapide et les petits prix.
Cet aspect plus “haut de gamme” de la restauration rapide, propose des produits frais et locaux, par exemple des salades de pâtes, des soupes fraîches, des sandwichs équilibrés… en bref il y en a pour tous les goûts. Le fast-good a notamment inspiré des petits restaurants vegan, végétariens ou 100% bio.
La tendance remonte au tout début des années 2000, selon Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil expert du marché de la restauration, lorsque l’entreprise Cojean est née : « Quand Cojean est arrivé en 2001, il n’y avait que de la malbouffe. A l’époque, on les a pris pour des fous : comment c’est possible de faire du fast food cher ? C’est Cojean qui a initié la montée en gamme de tous les produits qu’on connaît aujourd’hui ». Fondé par un ancien cadre de McDonald’s, le groupe compte 23 restaurants en Ile-de-France et un à Londres, ouvert en 2015.
Il existe maintenant plusieurs acteurs dans le monde du fast-good et nous assistons selon Bernard Boutboul à une troisième révolution du fast-food :
« C’est la troisième révolution du fast-food, s’enthousiasme Bernard Boutboul, fondateur du cabinet Gira Conseil. En 1979, McDonald’s a inventé le hamburger et le sandwich. En 2001, Alain Cojean a proposé une offre variée haut de gamme. En 2011, Boco a réintroduit le triptyque entrée-plat-dessert de la restauration à table. Le tout signé par des grands chefs, au prix d’un plat du jour en brasserie. » Une analyse partagée par Anne-Claire Paré, fondatrice du cabinet Bento.
La tendance est donc aujourd’hui à la cuisine saine. En plus de sublimer le traditionnel burger, les fast-goods diversifient leur offre, Bar à salade ou bar à soupe, tout est aujourd’hui possible. On assiste à un retour aux sources avec des plats régressifs à base de légumes biologiques, de quoi faire le plein d’énergie pour son après-midi de travail !
La France retrouve ainsi un semblant de gastronomie ce qui est plutôt rassurant sur l’avenir et la conservation de notre patrimoine culturel, l’art de la table !
Si le Good a remplacé le Food dans le terme « Fast Food », le Fast est toujours le maitre mot.
